Patrimoine Scientifique de l'Université de Strasbourg

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Alsace, Bas-Rhin, Strasbourg, 7, 9, rue de l'Université


Présentation de l'étude thématique sur le patrimoine du Musée de sismologie et de magnétisme terrestre

Vue intérieure du musée présentant la collection d instruments anciens de sismologie.

Vue intérieure du musée présentant la collection d'instruments anciens de sismologie.

Auteur : Phot. Inv. C. Menninger

Dénomination : généralités
Commune : Strasbourg
Numéro INSEE de la commune : 67482
Aire d'étude : Strasbourg
Commentaire historique :

Le contexte Depuis janvier 2004, le Service de l´Inventaire et du Patrimoine de la Région Alsace et l'Université de Strasbourg entreprennent, institut après institut, l'inventaire du patrimoine et des collections scientifiques de l'Université. Ce projet se trouve à la convergence de plusieurs préoccupations. La première naît de la démarche générale de l'Inventaire qui procède actuellement à l´étude du patrimoine de la ville de Strasbourg. La seconde s'appuie sur le programme de sauvegarde du patrimoine des sciences détenu par les instituts de l´université. Financée par la Région Alsace, l´opération portant sur le patrimoine architectural et instrumental du musée de sismologie et de magnétisme terrestre a été réalisée par le Jardin des Sciences, organisme de diffusion de la culture scientifique de l´Université de Strasbourg, avec le soutien technique et méthodologique du service de l´Inventaire et du Patrimoine de la Région Alsace.

La méthode utilisée S´inscrivant dans les études thématiques entreprises par les services de l´Inventaire, cette opération, comme celles qui ont porté précédemment sur le patrimoine scientifiques à l´Université de Strasbourg, utilise la méthodologie habituelle de l´inventaire. On y retrouve les principes de conduite suivants : la démarche exhaustive, l´étude conjointe du mobilier et de l´immobilier, le recensement critique des œuvres, les procédures et les critères de sélection. Concernant cette dernière question, l´approche de l´Inventaire a été d´étudier non pas uniquement une sélection des plus belles pièces mais bien une « collection » constituée non seulement par l´ensemble des instruments prestigieux exposés dans le musée mais aussi les appareils conservés en réserve, souvent plus modestes, parfois présents en série, dont certains ont été démantelés ou démontés. Grâce à la prise en compte globale de l´édifice, de son environnement et des collections qu´il renferme, cette démarche a pour avantage de donner une vision globale du patrimoine étudié tout en le restituant dans son contexte. Elle permet de redonner du sens à des instruments mais aussi au bâtiment qui les abrite - celui de l´ancienne station centrale de sismologie de Strasbourg - dont la lisibilité a été en partie perdue du fait de sa transformation en musée - en soulignant les caractéristiques architecturales liées à la fonction scientifique du bâtiment. L´étude de ce lieu d´apparence modeste et des trésors qu´il détient nous délivre ainsi les clés pour comprendre la place et le rôle déterminant qu´ils ont joué jadis dans l´émergence d´un nouveau champ scientifique : celui des sciences de la Terre.

Les étapes de l´enquête Le corpus pris en compte correspond au bâtiment et à la collection de sismologie présentée dans le musée. La collection des instruments de mesure du magnétisme terrestre et celle plus spécifiquement composée d´instruments de positionnement, ainsi que l´ensemble des instruments maintenus en réserve ont fait l´objet d´une première identification mais seront présentés dans une étude ultérieure. Après un premier repérage en décembre 2004, le travail a débuté durant l´été 2007 par une enquête de terrain visant à étudier les appareils présentés en exposition permanente au musée. Cette étape a été réalisée avec la collaboration précieuse d´Edith Lauton, alors stagiaire au Jardin des Sciences, pour la partie sismologie, et de Vincent Helfrich, moniteur doctorant à la faculté des Sciences économiques et de Gestion, pour la partie magnétisme. Cette seconde phase a également permis d´initier l´identification du matériel stocké en réserve.

La seconde étape correspond à la recherche documentaire effectuée sur les instruments étudiés, en vue de la constitution d´un dossier individuel sur chacun d´entre eux. Cette phase est importante car elle permet de rassembler les éléments indispensables à la rédaction de textes descriptifs et historiques les plus précis possibles. Les sources mobilisées pour cette opération se caractérisent par une richesse et une diversité exceptionnelles. Cette abondance remarquable s´explique notamment par la nature particulière des recherches menées dans le domaine des sciences de la Terre et notamment de la sismologie, qui, pour étudier les phénomènes observés aujourd´hui en un site donné, s´appuie sur l´ensemble des informations collectées par le passé à ce même endroit. D´où la nécessité d´archiver les données enregistrées (sismogrammes notamment) mais aussi les articles et publications relatives à ces informations. Enregistrements et publications scientifiques ont donc constituée une première source importante. De nombreuses archives ont par ailleurs pu être mobilisées. Celles qui sont relatives à la constitution de l´Université de Strasbourg de façon générale, et à l´établissement d´une station de sismologie en particulier ont été versées aux Archives Départementales du Bas-Rhin et nous renseignent sur le plan administratif et architectural sur la fondation de l´institution. L´actuel Ecole et Observatoire des Sciences de la Terre, ou EOST (anciennement Institut de Physique du Globe) conserve également une riche documentation technique sur les instruments (catalogues de fabricants, articles etc) ainsi qu´un important fonds photographique, dont une partie sous la forme de plaques de verre, qui nous montrent les hommes et les instruments, souvent en situation de fonctionnement ou d´observation. Cette documentation iconographique ancienne a fait l´objet d´une démarche de numérisation sélective et les reproductions ainsi collectées illustrent les dossiers, en complément des images issues de la campagne photographique de l´inventaire. Citons enfin le recours à une bibliographie « usuelle » sur les appareils scientifiques, correspondant essentiellement à des encyclopédies et dictionnaires historiques, mais aussi à des catalogues de fabricants, le plus souvent numérisés et/ou disponibles en ligne qui contiennent des historiques, des biographies de scientifiques, de fabricants etc.

La constitution du dossier électronique et l´organisation documentaire La recherche documentaire à partir des résultats de l´enquête sur le terrain a permis d´établir un dossier électronique sur le bâtiment de l´ancienne station de sismologie et sur la collection d´instruments de sismologie exposés dans le musée. Intégrée dans le système documentaire de l´Inventaire général, l´étude s´organise de la façon suivante : un dossier d´architecture portant sur la présentation générale du bâtiment puis un dossier de présentation par collection. Chaque dossier de présentation se décompose ensuite en dossiers portant individuellement sur chaque appareil et comportant une bibliographie détaillée, un descriptif et un historique précis, abondamment illustrés par des plans, des prises de vues actuelles aussi bien que des reproductions de documents graphiques et photographiques anciens. La documentation s´accompagne de textes de synthèses portant sur les caractéristiques patrimoniales de la station.

Nous souhaitons vivement remercier les membres du comité scientifique chargé du suivi de l´opération. Celui-ci était composé de : Valérie Ansel (sismologue à l´EOST et responsable du musée de sismologie et de magnétisme terrestre) qui a participé activement aux différentes étapes de l´enquête ; Jean Davoigneau (Direction de l'architecture et du patrimoine, Ministère de la culture et de la communication) et Frédérique Boura (conservatrice en chef du patrimoine, chef du service de l´Inventaire et du Patrimoine, Région Alsace) qui ont apporté leur soutien sur le plan scientifique et méthodologique à cette étude tout au long de sa réalisation ; Sébastien Soubiran (responsable au sein du Jardin des Sciences de la mise en oeuvre de la politique muséale de l´Université).


Illustrations

Vue intérieure du musée présentant la collection d instruments anciens de sismologie.

Vue intérieure du musée présentant la collection d'instruments anciens de sismologie.

Auteur : Phot. Inv. C. Menninger

 

Liens vers les dossiers

Région Alsace, Service de l'Inventaire et du Patrimoine - Université de Strasbourg, Jardin des Sciences. Enquêteur(s) : Issenmann Delphine.

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