Patrimoine Scientifique de l'Université de Strasbourg

Logo de l'Université de StrasbourgDossier : inventaire topographique ; enquête thématique régionale (patrimoine scientifique de l'Université de Strasbourg : Institut de Physique)

Alsace, Bas-Rhin, Strasbourg, 3, 5, rue de l'Université


Présentation de l'étude thématique sur le patrimoine de l'Institut de Physique de Strasbourg

L Institut de Physique en 1897, vu depuis l actuelle rue de l Université.

L'Institut de Physique en 1897, vu depuis l'actuelle rue de l'Université.

Auteur : Repro. BNUS

Dénomination : généralités
Commune : Strasbourg
Numéro INSEE de la commune : 67482
Aire d'étude : Strasbourg
Commentaire historique :

Le contexte local

Depuis janvier 2004, le Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel, Région Alsace et l'Université Louis Pasteur (ULP) entreprennent, institut après institut, l'inventaire du patrimoine et des collections scientifiques de l'Université. Ce projet se trouve localement à la convergence de plusieurs préoccupations. La première naît de la démarche générale de l'Inventaire qui se concentre à présent sur l'étude de la ville de Strasbourg. La seconde s'appuie sur le projet de sauvegarde du patrimoine des sciences physiques de l'ULP. Les premiers travaux, menés conjointement par Jean Davoigneau (pour ministère de la Culture) et Françoise Le Guet Tully (pour le ministère chargé de la Recherche), ont porté sur l'Observatoire astronomique et s'inscrivent par ailleurs dans le cadre de l'opération nationale thématique sur le patrimoine des observatoires astronomiques. L'étude du patrimoine de l'Institut de Physique de Strasbourg (IPS) s'effectue dans le prolongement de cette première enquête. Elle a bénéficié du soutien du ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche par l'intermédiaire d'une ACI (Action Concertée Incitative, 2003-2007).

La méthode utilisée

S´inscrivant dans les études thématiques entreprises par les services de l´Inventaire, les opérations sur le patrimoine scientifiques menées à l´ULP utilisent la méthodologie habituelle. On y retrouve les principes de conduite suivants : la démarche exhaustive, l´étude conjointe du mobilier et de l´immobilier, le recensement critique des oeuvres, les procédures et les critères de sélection. Concernant cette dernière question, l´approche de l´Inventaire se propose d´étudier non pas seulement une sélection de pièces de prestiges mais bien une « collection » constituée par l´ensemble des instruments encore présents à l´Institut de Physique : instruments prestigieux exposés dans la vitrine, appareils plus modestes, parfois présents en série, dont certains ont été démantelés ou démontés, sachant qu´il est possible d´inclure également les instruments disparus s´ils sont documentés. Cette démarche a pour avantage de donner une vision globale du patrimoine étudié tout en le restituant dans son contexte. Ainsi, une des caractéristique intéressante de cet inventaire est de prendre aussi en compte l'environnement des objets (bâtiments, mobilier etc). Au delà de la constitution de dossiers documentaires individuels, elle permet de redonner du sens à des instruments mais aussi aux bâtiments qui les abritent, patrimoine dont la lisibilité avait été perdue du fait de l´amnésie concernant leur place et leur fonction au sein de procédures scientifiques qui n´ont plus cours, et ce d´autant plus qu´ils ont souvent été démantelés, détruits ou transformés au fil du temps. Enfin, l´étude conjointe de l´architecture, de l´urbanisme et des objets mobiliers dans leur cadre territorial, permet non seulement de souligner les caractéristiques architecturales liées à la fonction scientifiques des bâtiments, mais également d'inscrire ces derniers dans l'urbanisme général de la ville. Ce sont autant d'éléments qui participent à une meilleurs compréhension des lieux de science.

Les étapes de l´enquête

Le corpus pris en compte correspond à un ensemble de 205 appareils qui constituent la collection conservée par l´Institut de Physique de Strasbourg, ainsi qu´au bâtiment qui les abrite, en tenant compte des différentes modifications et extensions que ce dernier a pu subir en plus d´un siècle d´existence.

Le travail a débuté par une enquête de terrain visant à identifier et étudier les appareils de la collection sur leur lieu de conservation. Cette première phase s´est déroulée en plusieurs étapes entre la fin 2005 et 2007 et a bénéficié à divers titres de la collaboration active des intervenants suivants : Mélanie Péro (stagiaire) Esther Grandvoinet (chargée de mission, Mission Culture Scientifique et Technique de l´ULP) Aurélie Carbillet (doctorant-moniteur en archéologie) Qu´elles soient ici remerciées pour leur aide aussi précieuse qu´efficace.

La seconde étape correspond à la recherche documentaire effectuée sur les instruments étudiés, en vue de la constitution d´un dossier individuel sur chacun d´entre eux. Les sources mobilisées sont de divers ordres. Il s´agit en premier lieu de la bibliographie « usuelle » sur les appareils scientifiques, correspondant essentiellement à des encyclopédies et dictionnaires historiques, mais aussi à des catalogues de fabricants, le plus souvent numérisés et/ou disponibles en ligne. Un certain nombre de sites Internet ou portails portant sur le patrimoine scientifique et technique ont par ailleurs été consultés, diffusant non seulement des catalogues d´instrumentation mais aussi des historiques, des biographies de scientifiques, de fabricants etc. Les archives de l´Institut de Physique, conservées et classées à partir de la Seconde Guerre Mondiale, ont également révélé de précieuses informations sur le personnel de l´Institut (contractuels, chercheurs, techniciens, enseignants), sur les travaux scientifiques (thèses et publications) et les enseignements qui s´y sont dispensés, ainsi que, dans une moindre mesure, sur les appareils utilisés. Notons également la mise à disposition du Catalogue des appareils de l´Institut de Physique (vu et vérifié le 27 mars 1952 par le doyen de la Faculté des Sciences, Pierre Lacroute). Ce document a permis de valider quelques identifications d´instruments restées incertaines, et d´en dater d´autres. Et il a surtout été possible de distinguer plus clairement les fonctions des appareils, destinés soit à l´enseignement, soit à la recherche, en les attribuant de façon précise à tel type de cours ou à tel laboratoire. Enfin, ce travail de recherche a bénéficié des informations, d´une richesse inestimable, récoltées lors de rencontres avec d´anciens membres de l´Institut, que nous tenons à remercier pour leur collaboration : Georges Frick, ancien professeur de Physique à l´IPS René Voltz, ancien directeur de l´IPS Claude Wecker, ancien responsable de la gestion du matériel à l´IPS Henri Danan, ancien professeur de Physique à l´IPS

Quant à l´étude architecturale du bâtiment de l´Institut, elle s´est effectuée, pour l´essentiel, à partir l´examen de l´iconographie ancienne, photographies et plans, issus du fonds de la Direction Logistique et Immobilier de l´ULP et du fonds Images d´Alsace de la Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg. Ils nous fournissent de nombreuses données sur les étapes de la conception de l´édifice et sur son état d´origine, puis sur ses différentes évolutions.

La constitution du dossier électronique et l´organisation documentaire

La recherche documentaire à partir des résultats de l´enquête sur le terrain a permis d´établir un dossier électronique sur le bâtiment de l´Institut de Physique et sur la collection d´instruments qu´il abrite. Intégrée dans le système documentaire de l´Inventaire général, l´étude s´organise de la façon suivante : - un dossier d´architecture portant sur la présentation générale du bâtiment - 205 dossiers individuels objets portant sur les instruments de la collection Chaque dossier comporte une bibliographie détaillée, un descriptif et un historique précis, abondamment illustrés par des plans, des prises de vues actuelles aussi bien que des reproductions de documents graphiques et photographiques anciens. La documentation s´accompagne de notices biographiques sur les principales personnalités citées et de textes de synthèses portant sur les caractéristiques patrimoniales de l´Institut de Physique.

Remercions enfin celle et ceux qui ont participé au suivi scientifique et méthodologie dont a bénéficié cette étude tout au long de sa réalisation : Jean Davoigneau (Direction de l'architecture et du patrimoine, Ministère de la culture et de la communication) Frédérique Boura (conservatrice régionale de l'Inventaire du Patrimoine Culturel) Sébastien Soubiran (Mission Culture Scientifique et Technique, ULP) Paolo Brenni (Fondazione Scienza e Tecnica, Istituto e Museo di Storia della Scienza, Florence).


Illustrations

L Institut de Physique en 1897, vu depuis l actuelle rue de l Université.

L'Institut de Physique en 1897, vu depuis l'actuelle rue de l'Université.

Auteur : Repro. BNUS

Vue de l institut de Physique depuis l actuel Institut Botanique.

Vue de l'institut de Physique depuis l'actuel Institut Botanique.

Auteur : Phot. ULP

Vue de la façade sud de l aile est.

Vue de la façade sud de l'aile est.

Auteur : Phot. ULP

 

Liens vers les dossiers

Région Alsace, Service de l'Inventaire et du Patrimoine - Université de Strasbourg, Jardin des Sciences. Enquêteur(s) : Issenmann Delphine.

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